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7 signaux d’alerte que votre stress vient surtout de vos anticipations (pas de la situation)

Vous connaissez ce scénario : objectivement, “ça va”… mais à l’intérieur, ça tourne. Le stress arrive avant : avant le rendez-vous, avant le conflit, avant la deadline, avant l’appel. Et parfois, le jour J, vous vous dites : « Tout ça pour ça ? »

Ce phénomène a un nom : le stress anticipatoire. Il correspond à une réponse de stress déclenchée par l’attente d’un événement difficile ou incertain (même si l’événement n’a pas encore eu lieu).

Dans cet article, on va faire simple et concret : 7 signaux qui montrent que votre stress est peut-être alimenté surtout par ce que vous anticipez… plus que par la situation elle-même. 

 

illustration générale du stress anticipatoire

Important : ceci ne remplace pas un avis médical. Si votre stress est intense, durable, ou s’accompagne de symptômes sévères (attaques de panique, idées noires, etc.), consultez un professionnel de santé.

Pourquoi on peut stresser “avant” alors que rien n’arrive

En psychologie du stress, l’idée clé est que le stress ne dépend pas uniquement de l’événement : il dépend aussi de l’évaluation que vous en faites (danger, perte, enjeu) et de vos ressources perçues pour y faire face.

Ajoutez à ça un deuxième facteur très fréquent : les pensées répétitives (inquiétude, rumination). Elles peuvent entretenir et prolonger l’activation physiologique liée au stress, y compris avant le stressor.

Les 7 signaux d’alerte

1) Votre stress monte surtout AVANT… puis retombe juste APRÈS

Si 60–80% de votre tension disparaît dès que l’événement est passé (ou annulé), c’est un marqueur typique d’un stress principalement anticipatoire.

Test rapide : si on vous dit “c’est annulé”, votre corps se relâche-t-il très vite ? Si oui, c’est un indice fort.

2) Vous vivez en mode “Et si… ?” (et ça boucle)

“Et si je me plante ? Et s’ils me jugent ? Et si ça dégénère ?”
Le contenu change, mais le mécanisme est le même : une pensée qui revient, encore et encore, sans apporter d’action utile. Les recherches sur la perseverative cognition (rumination/inquiétude) décrivent bien ce phénomène.

3) L’incertitude vous est insupportable (vous cherchez des garanties impossibles)

Vous n’avez pas besoin d’une certitude raisonnable : vous cherchez une certitude totale.
C’est proche de ce que la littérature appelle l’intolérance à l’incertitude (tendance à réagir très négativement à l’incertain).

4) Vous “sur-préparez”… ou vous évitez (et ça vous soulage sur le moment)

Deux stratégies très courantes :

  • Sur-préparation : check-lists infinies, répétition mentale, perfectionnisme.

  • Évitement : repousser, annuler, ne pas répondre.

À court terme, ça calme. Mais ça peut entretenir l’idée implicite : “Si je dois autant contrôler/éviter, c’est que c’était dangereux.” (mécanisme classique dans les boucles anxieuses).

5) Votre corps réagit comme si la menace était déjà là

Tension, respiration courte, agitation, irritabilité, troubles du sommeil, difficulté à se concentrer… le corps s’active en amont. C’est explicitement décrit dans les ressources sur le stress anticipatoire.

6) Votre stress est surtout lié à la performance et à l’image (“je dois assurer”)

Quand l’enjeu devient “ma valeur”, “ma légitimité”, “mon image”, l’évaluation de la situation change : ce n’est plus “un événement”, c’est “un verdict”. Or l’évaluation (appraisal) est un déterminant majeur de la réponse de stress.

7) Vous vous dites : “Tout irait bien si ça se passait exactement comme prévu”

C’est LE marqueur pratique : votre apaisement dépend d’un scénario.
Problème : la réalité est rarement “au millimètre”. Donc plus vous exigez une trajectoire parfaite, plus vous donnez du carburant à l’anticipation.

courbe AVANT / PENDANT / APRÈS

3 actions simples pour casser la boucle (3 minutes)

Ici, l’objectif n’est pas d’atteindre “zéro stress”, mais de repasser du film mental à l’action utile.

Exercice 1 — Nommer le mécanisme (10 secondes)

Dites-vous (ou notez) :
“Je suis en train d’anticiper.”
Ça paraît simpliste, mais ça change le statut de la pensée : ce n’est plus un fait, c’est une prédiction. (Lien avec la perseverative cognition : sortir de la boucle).

Exercice 2 — Écrire LA prédiction en une seule phrase (30–60 secondes)

Une phrase. Pas un roman.
Ex : “Je vais me faire démonter en réunion.” / “Je vais perdre mes moyens.”

Ensuite :

  • Est-ce certain ?

  • Est-ce possible ?

  • Est-ce probable ?

    Cette micro-distinction est souvent suffisante pour réduire l’emballement.

Exercice 3 — Séparer “préparation” et “rumination” (2 minutes)

  • Préparation = une action finie qui améliore réellement vos chances.

  • Rumination = une répétition qui n’ajoute plus rien.

Fixez un timer : 15–20 minutes de préparation maximum, puis stop.
Si ça repart en boucle après, ce n’est plus de la préparation : c’est de l’anticipation qui se nourrit elle-même.

Incertain ≠ Dangereux

Demandez un avis professionnel, si le stress impacte fortement votre sommeil, votre travail, vos relations, ou dure depuis des mois.

Aller plus loin (sans promesse miracle)

Sur le site MRA, la proposition est de travailler sur la régulation des anticipations via des exercices concrets, avec une page “Gratuit” et une page de présentation de la méthode.
Si vous voulez tester une première approche, le plus cohérent est :

  • commencer par la page  (contenu et actus formation/protocole)

  • puis lire la page MRA (cadre et logique de la méthode)

les 3 exercices
Pourquoi je stresse avant un événement ?

C’est typique du stress anticipatoire : l’organisme se met en alerte avant une situation perçue comme difficile/incertaine.

Un levier est d’identifier la rumination/inquiétude comme une cognition persévérative, puis de la remplacer par une action finie (préparation) ou un retour au présent.

Une tendance dispositional à mal tolérer l’incertain et à y répondre par inquiétude/évitement.

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